Jean Jean : «Je n'ai pas de regret ! »[Interview]

Il arrive des fois que les parcours de vie se ressemblent. Mais celui de Jean Jean se présente comme un cheminement assez particulier. Comment une personne peut-elle abandonner ses projets de vie et décider de travailler totalement pour le Seigneur? La vie de cet homme répond clairement à cette interrogation… Dans la bonne humeur et dans l'élégante jovialité qui le caractérisent, cet échange avec ce serviteur de Dieu nous renvoie aux fondamentaux de la vie chrétienne à savoir la foi (celle qui est basée sur la parole de Dieu) et la prière. Une interview qui nous pousse d’ailleurs à nous rapprocher de Jésus par la foi en Le laissant prendre le contrôle de nos vies, comme Il l’a fait pour ce talentueux conducteur de louange, figure de proue de la jeune génération d’adorateurs dans le monde francophone.

Le Seigneur a été patient et a réussi à me convaincre car j’ai souvent peur CultureGospel: Bonjour Jean Jean

Jean Jean : Bonjour! Tout d’abord, j’aimerais vous remercier pour cette belle opportunité d’être ainsi interviewé par une si belle plateforme.

CultureG : Merci beaucoup! Des Celtiques de Montréal à la Chorale des jeunes d'Outremont que s’est-il passé?

JJ : A l’époque je jouais dans une équipe de handball à Montréal qui s’appelait les celtiques. Dans la même période, l’église où j’allais a mis en place une chorale et il a fallu que je fasse un choix car les répétitions se faisaient la même journée. Au début, j’ai voulu privilégier le sport. Un jour, alors que je me trouvais dans la salle de sport, je me suis blessé. Ne pouvant plus jouer, j’ai commencé à participer aux répétitions de la chorale et ça a été le début de ma grande aventure musicale. Ça a été une belle saison de ma vie où j’ai beaucoup appris, notamment à reconnaître que je ne suis pas meilleur que tout le monde, où j’ai grandi en humilité. C’est ainsi aussi que j’ai appris à écouter davantage, à développer mon oreille, à faire des arrangements vocaux, sans savoir jouer de piano ou avoir une connaissance approfondie en musique.

CG : Qu’est-ce qui a motivé votre décision de tout laisser pour répondre à l’appel du Seigneur ?

JJ : Il y a eu toute une préparation. C’est véritablement un appel, et non pas quelque chose que j’ai choisi de faire. Au tout début, quand j’ai commencé à chanter, je ne désirais pas être mis sur des affiches. J’ai dirigé une chorale et on me voyait toujours de dos. Je voulais que le focus soit sur Dieu et sur les jeunes que je dirigeais. Le Seigneur a été patient et a réussi à me convaincre car j’ai souvent peur, même encore aujourd’hui : peur de me tromper… De plus, en étant marié et père d’un enfant, on doit faire attention aux choix qu’on fait. Il faut être sage et surtout s’assurer que c’est vraiment la volonté de Dieu qu’on accomplit. Mais ce n’est vraiment pas venu par moi-même mais par une conviction profonde de Dieu et pas seulement parce que j’avais le talent ou les capacités.

CG : Comment vous vivez le vœu de votre mère qui fait de vous un enfant consacré au Seigneur à l’image de Samuel ?

JJ : La prière de consécration de ma vie à Dieu, par ma mère, est ce qui m’a gardé tout au long de ma vie. Elle m’a protégé et aidé à prendre les bonnes décisions, surtout quand j’étais jeune. Je crois vraiment que la main de Dieu a été sur moi et m’a guidé. C’est comme si je savais que je n’avais pas le choix : je devais servir l’Éternel. Je considère que ce sont des prières que les parents doivent faire, consacrer leurs enfants. C’est une grâce ! Sa main, ses projets, sa protection, tout me dépasse. Je suis émerveillé par son action dans ma vie. Je suis vraiment privilégié

Dieu a toujours quelque chose à dire. Mais est-ce qu’on l’écoute ? CG : Quelle place occupe la prière dans votre parcours ?

JJ : La prière a la première place dans ma vie. C’est ce que j’ai connu toute ma vie. Ma mère m’amenait tout jeune aux veillées de prière avec ma cousine, et même nos jeux à la maison c’était de prier, de se mettre à genou et d’imiter ce qu’on avait vu faire à l’Église. Tout cela est resté en moi et ce moyen de communication avec Dieu est essentiel pour ce que je fais. Ça ne me prend pas beaucoup de temps pour être connecté car j’ai toujours en moi cet ardent désir d’être dans sa présence. Quand j’étais plus jeune, il m’arrivait de ne pas prendre les transports en commun pour rentrer chez moi, mais de préférer marcher, même si c’était loin, car ça me permettait d’avoir plus de temps pour passer du temps et parler avec Dieu. La prière est l’outil qui m’a mené à Dieu et qui m’amène à être en communion sans cesse avec lui, et ce, même dans mes silences. J’observe, je l’écoute… Dieu a toujours quelque chose à dire. Mais est-ce qu’on l’écoute ? A cause du ministère que j’ai, j’ai toujours besoin d’une révélation, besoin d’une parole, ?
il faut qu’il y ait un message, il faut qu’il y ait quelque chose que Dieu dise. La prière est primordiale pour moi.

CG : Vous arrive t-il souvent de regretter l’abandon du sport ?

JJ : A un moment donné, j’ai essayé de retourner faire du sport pour me tenir en forme mais ça n’a pas bien été (rires). C’était trop demandant. Non seulement il fallait courir dans le gymnase, mais il fallait aussi porter des gens sur notre dos. Déjà jeune j’avais un plus gros gabarit que les jeunes avec qui je jouais, mais quand j’ai joué avec les séniors, ça n’a vraiment pas bien été ! (rires) Non… je n’ai pas de regret !

CG : Dans quelles conditions vous devenez compagnon du ministère du Rév. Georges M. Morrisset ?

JJ : J’aimerais tout d’abord rendre hommage à mon pasteur qui est décédé cette année au mois de janvier. Il était le pasteur de l’Église de Dieu d’Outremont à Montréal. Nous étions 5 adolescents et il a vu en nous une possibilité d’investissement ministériel. Il nous a assis et nous remis à chacun une forme de responsabilité. Moi il m’avait nommé intercesseur. Il avait vu juste, alors que j’étais en train de découvrir qui j’étais dans la prière et dans mon identité spirituelle. Cet homme s’est vraiment investi dans ma vie. Il nous a enseigné, il nous a montré comment monter des congrès…. Tout ce que je sais faire aujourd’hui, je le dois à cet homme. Il m’a appris la vie, il a été comme un père pour moi.

CG : Comment le groupe Promesse a-t- il été constitué et quelle vision aviez- vous ?

JJ : Le groupe Promesse a été un groupe qui a existé pendant 4-5 ans. C’était juste après que je me sois occupé de la chorale. Je l’avais à cœur mais je ne voulais pas me lancer seul. J’ai prié et le Seigneur m’a mis des gens à cœur pour former ce groupe et c’est vraiment à ce moment que mon ministère a vraiment commencé. Ce même groupe existe encore aujourd’hui. Il n’a plus le même nom mais la plupart des personnes œuvrent encore à mes côtés depuis toutes ces années. Ils ont travaillé fort, ils ont étudié et je désire les honorer car sans eux, je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui.

Si je pouvais enregistrer un album live à chaque fois que je dirige la louange, je l’aurais fait CG : Quels objectifs avez-vous en ne faisant que des albums lives ?

JJ : Je suis un conducteur de louange. Je peux conduire la louange depuis un studio mais moi, ce que j’apprécie le plus dans les albums live, c’est qu’on entende les gens louer et la chaleur de leurs voix, l’énergie, l’onction qui découle de la voix du peuple. La Parole dit que Dieu siège au milieu des louanges de son peuple. Quand quelqu’un entend le peuple louer Dieu, ça lui amène la délivrance, du courage et du réconfort. Amener des gens qui vivent des difficultés à les transcender en élevant la voix fait pleinement partie de mon mandat qui est d’amener les gens à observer la croix, et Jésus va faire le reste, c’est à dire d’attirer les hommes vers Lui. Si je pouvais enregistrer un album live à chaque fois que je dirige la louange, je l’aurais fait car à chaque fois il se passe quelque chose de spécifique, et des captations live sont des occasions pour enregistrer des moments intenses d’adoration où on peut célébrer Dieu sans limite.

CG : Que promettez-vous au public à Abidjan pour le concert du 25 mars prochain ?

JJ : Abidjan doit vraiment être prêt, parce que j’aimerais vraiment qu’on vive un temps merveilleux. Pas avec un artiste, pas avec JeanJean. Comme le thème le dit, ce sera devant le trône. Ça n’a rien à voir avec moi, c’est à propos de celui qui est assis sur le trône, et qui doit recevoir tout l’honneur, toute la gloire, toute la louange et je veux vraiment qu’on passe un temps merveilleux dans Sa présence, et que chacun vienne avec un cœur plein de reconnaissance, d’allégresse, de mots de louange, pour l’offrir à Dieu. Nous venons plus offrir ce trône afin qu’il puisse venir siéger et recevoir toute la louange qui lui est dûe. C’est mon cœur pour le 25 mars, et que vraiment Abidjan puisse trembler sous la louange et que le Seigneur puisse entendre ces louanges et que ça puisse être manifeste durant ce concert-là.

CG : Avez-vous déjà joué en Afrique ? Si oui, quand et à quelle occasion ?

JJ : Oui, j’ai déjà eu l’occasion de venir au Gabon lors d’une conférence et nous avons pu offrir un concert à la clôture de l’événement. C’était en août 2017 et on a vraiment passé un temps extraordinaire et j’espère nous allons passer un moment encore meileur que celui que nous avons eu avec le peuple gabonais ☺ Abidjan, préparez-vous !!

CG : Quels sont vos projets à venir ?

JJ : Dans un futur très rapproché, nous allons sortir notre 3e album.
Nous avons déjà réalisé 2 projets d’albums. Le premier est le « live à Montréal », celui que tout le monde connaît avec des titres comme « hosanna » et « tu changes toute chose » etc… et un 2e album studio qui s’appelle « Dévotion ». Ce sont pour la plupart des compositions où le Seigneur veut encourager le peuple de Dieu à continuer, à persévérer. Et donc le 3e album, live, devrait sortir en principe cette année. Priez pour nous pour que Dieu nous dirige. Sinon nous avons une tournée dans les Antilles de prévue cet automne, et qui sait, peut-être une tournée en Afrique en 2019 pour glorifier le nom du Seigneur ☺. Il y a aussi un concert en fin 2018 à Montréal. Pour moi, Montréal est ma terre d’accueil et c’est elle qui nous encourage, qui nous aide à nous propulser et qui est notre baromètre. Elle nous aide à savoir si ce qu’on offre est de bonne qualité, puis nous permet d’aller par la suite vers les nations. Pour moi, c’est un honneur de revenir à la maison, d’honorer Dieu mais aussi les gens qui me voient partir à gauche et à droite, et leur dire merci, car c’est grâce à eux, à tous ces gens qui m’entourent que je peux faire ce que je fais !

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